Un bon script de micro-drama n'est pas un script de film réduit. C'est un format à part entière, avec ses propres règles — plus proches du sketch que du long-métrage.
Un script de cinéma donne au spectateur le temps de s'installer, de s'attacher aux personnages, de comprendre le contexte. Un script de micro-drama n'a pas ce luxe.
Ce qui change : - Pas d'introduction progressive : le conflit est présent dès la première réplique - Pas de description des décors (inutile à l'écrit, visible à l'image) - Chaque ligne de dialogue doit faire avancer l'action OU révéler quelque chose sur un personnage — pas les deux en même temps - La fin n'est jamais une conclusion — c'est toujours une ouverture
Ce qui reste pareil : - La structure dramatique (exposition, conflit, climax) - L'importance du sous-texte (ce que les personnages ne disent pas) - La règle de "show, don't tell"
1. LE HOOK (0-3 secondes) Une phrase, une image, une action. Pas de contexte, pas d'explication. Le spectateur doit immédiatement se demander : "Comment c'est possible ?".
Exemple : "Signe ici." / "C'est quoi ?" / "La preuve que ton mari est mon père."
2. L'ACCROCHE (3-15 secondes) On comprend qui sont les personnages et quel est l'enjeu. 2 à 3 répliques maximum.
3. LA MONTÉE EN TENSION (15-50 secondes) 4 à 8 scènes courtes. Chaque scène fait monter la tension d'un cran. Quelqu'un ment, quelqu'un découvre, quelqu'un est acculé.
4. LE POINT DE RUPTURE (50-55 secondes) Le moment le plus intense. La révélation, la confrontation, la décision impossible.
5. LE CLIFFHANGER (55-60 secondes) Une phrase. Une image. Une porte qui se ferme. Jamais la réponse — toujours la question.
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Essayer →1. Chaque réplique doit peser moins de 15 mots Les dialogues longs ralentissent le rythme. Si une réplique fait plus de 15 mots, coupe-la en deux.
2. Évite les questions rhétoriques "Comment as-tu pu faire ça ?" est faible. "Tu savais depuis combien de temps ?" est fort — ça implique une réponse, une révélation, un enjeu.
3. Chaque personnage parle différemment Le chef d'entreprise parle autrement que l'infirmière. Si tu peux interchanger les répliques de tes deux personnages, tes personnages ne sont pas assez distincts.
4. Le sous-texte vaut l'or "C'est une belle soirée" dit par quelqu'un qui vient de découvrir une trahison est plus puissant que "Comment as-tu osé". Ce qui n'est pas dit crée la tension.
5. Termine toujours par une action, pas un sentiment Pas : "Elle était dévastée." Mais : "Elle posa l'alliance sur la table et sortit sans se retourner."
Hook 1 — La révélation directe "Mon mari a une autre femme. Elle vient d'entrer dans mon service." → Conflit immédiat, deux mondes qui se percutent, enjeux personnels et professionnels.
Hook 2 — L'objet mystérieux [Gros plan sur un test de grossesse positif. Mains masculines. Bureau d'un PDG.] → Pas un mot. Toutes les questions émergent seules.
Hook 3 — La question impossible "Si tu pouvais effacer une seule personne de ta vie — et qu'elle disparaisse pour toujours — qui ce serait ?" → Crée une attente, implique le spectateur, annonce la suite.
Hook 4 — Le retournement de situation "Je suis chirurgien depuis 15 ans. Je n'avais jamais tremblé avant d'opérer. Jusqu'au jour où j'ai vu son visage." → Compétence + vulnérabilité + mystère = attention garantie.
Ce qui ne fonctionne pas : commencer par du contexte ("Depuis que je suis toute petite..."), par une description de décor, ou par une émotion sans action.
Le cliffhanger est la raison pour laquelle quelqu'un regardera l'épisode suivant. Il existe 4 types :
Le cliffhanger de révélation — Une information change tout. "Le sang sur ses mains n'est pas le sien." La réponse crée 5 nouvelles questions.
Le cliffhanger d'action — Un personnage est sur le point de faire quelque chose d'irréversible. La vidéo coupe avant. "Elle ouvre la porte du bureau. Il est là. Avec elle."
Le cliffhanger de décision — Un personnage doit choisir entre deux impossibles. "Signe le divorce. Ou je publie les photos." Noir.
Le cliffhanger d'identité — On découvre que quelqu'un n'est pas qui il prétend être. "Le numéro de l'inconnu s'affiche. C'est celui de son mari mort il y a 3 ans."
La règle absolue : ne jamais résoudre le cliffhanger dans le même épisode. La frustration contrôlée est le moteur du binge-watching.
À la main : 2 à 4 heures pour un script de qualité. La difficulté n'est pas d'écrire — c'est de maintenir la tension à chaque ligne sans tomber dans le cliché.
Avec une IA : 10 à 30 secondes pour un premier jet complet. L'IA structure, propose le hook, développe la tension et génère 3 variations de cliffhanger.
Le workflow optimal : 1. Générer le script avec VerticalClap (30 sec) 2. Lire à voix haute (5 min) — si une réplique est difficile à dire, elle est à réécrire 3. Ajuster les dialogues pour coller à ton style et tes acteurs (15-20 min) 4. Tester le hook sur quelqu'un qui ne connaît pas le concept
Le temps économisé sur l'écriture, c'est du temps gagné pour le tournage, le montage, et la publication — les étapes que l'IA ne peut pas faire à ta place.
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